Entre 2003 et 2006, Nicolas a rédigé plusieurs centaines de textes qui ont été publiés sur le site web de L’AVENUE dont il était le rédacteur en chef.
Les sujets variaient de la capsule historique, à la découverte de sites web originaux, en passant par quelques éditoriaux. En voici quelques extraits. Cliquez sur «lire l’article» pour rejoindre le site de L’AVENUE et lire l’article complet.
L'oeuvre coup-de-poing "House of No More" des créateurs américains Jemma Nelson et Caden Manson frappe, cogne, hurle et agresse. La création portée par le Big Art Group, de New York, est également hilarante, ingénieuse, magnifiquement chorégraphiée et carrément brillante!
C'est une performance somme toute assez contrastée : une mise en scène hallucinante, chorégraphiée dans ses moindres détails, mettant en valeur une scabreuse histoire de violence et de sexe tordu, le tout, agressivement hurlé.
Pour vous donner une idée : imaginez le mélange du noir Lost Highway de David Lynch et de la loufoque série Le coeur a ses raisons de Marc Labrèche... Oui oui, vous avez bien lu. Lynch et Labrèche dans la même performance!
(…) Mais là où l'on est restés tous ébahis, c'est devant l'ingéniosité de la mise en scène de Manson. La liste de ses trouvailles et de ses bricolages ingénieux est beaucoup trop longue pour être énumérée (et vendrait beaucoup les punchs), mais voici quelques musts qui vont vous donner une idée du tout.
1) Lors de la première partie du spectacle, on se sert de trois écrans géants et d'autant de caméras sur trépied pour magnifier le visage des comédiennes. Chaque comédien jouant le même personnage en interprète une partie du corps. Sur la photo ci-dessus, l'une joue la main gauche, la seconde le visage et la dernière la main droite.
2) Certains comédiens servent de décor, en tenant une lampe en carton ou une poignée de porte vissée sur un petite planche de bois. Tenu très près de la caméra et projeté en format immense sur l'écran, l'objet devient un décor réussi, ultra kitch, à la fois pratique et efficace.
3) En seconde partie, les comédiens jouent derrière un mince écran qui révèle les images qu'ils tournent eux-mêmes mini-caméra à la main. Ils jouent ainsi les uns et les autres au filmeur filmé, multipliant les facettes du même personnage.
Pour mieux comprendre, allez voir la vidéo au lien suivant : http://www.bigartgroup.com/honomo.htm
House of No More
par Big Art Group (NYC)
(L’avenue du Mont-Royal, février 2006)
Pour de nombreux résidants et habitués du Plateau Mont-Royal, le superbe parc Lafontaine est un détour obligé, peu importe la saison. Ce magnifique espace vert en plein quartier densément peuplé (on parle de 100,000 résidants dans l’Arrondissement !) est en effet source de repos, d’oxygène, de rencontres, d’art et de culture. Ce que peu de Montréalais savent, par contre, c'est la riche histoire et les nombreuses fonctions que connut le parc Lafontaine.
Le Parc porte son nom en l’honneur de Louis Hyppolite Lafontaine (1807-1864), ancien premier ministre du Canada à l’origine de plusieurs réformes qui menèrent éventuellement à la Confédération Canadienne, après son décès. (…)
Le parc Lafontaine est situé sur les terrains de l'ancienne ferme Logan. Cette terre, cédée en 1845 au Gouvernement du Canada, sert alors de site militaire. Les soldats de la garnison britannique y logent et s'y entraînent en pleine nature.
À partir de 1874, la Ville loue une partie de la ferme Logan pour créer un parc. Les premiers grands travaux d'embellissement et d'aménagement sont entrepris au nouveau parc en 1888. Deux ans plus tard on y déménage les serres du Carré Viger. C'est là que sont produites, jusqu'en 1952, toutes les fleurs qui orneront la ville. (…)
Durant les années 1950, le Parc connut une phase de modernisation, notamment avec la fondation du Théâtre de Verdure, véritable salle de spectacle en plein air. Disparurent alors la maison du gardien et quelques anciens bâtiments. Pendant des années, le Parc fut très populaire grâce à son Jardin des Merveilles, un zoo pour enfants situé au Nord du Parc, près de la rue Rachel. Fermé en 1989, les installations y sont encore quinze ans plus tard.
Le Parc connut aussi ses années noires. Il y eut une certaines époque où le c'était le rendez-vous des prostitué(e)s et où il ne fallait pas traîner lorsque le soleil n’était plus de la partie. Mais tout cela fait partie du passé. Aujourd’hui, on ne peut trouver d’endroit plus tranquille et agréable où profiter d’une belle journée. (…) Peu importe la saison, il règne une ambiance de paix et de respect dans ce grand espace vert.
(L'avenue du Mont-Royal, 2004)
"Je crois que Gérald Godin serait fier des activités qui se déroulent sur la place qui porte son nom!" déclarait avec justesse le député de Mercier, M. Daniel Turp, lors des allocutions marquant le début du Grand Parcours, sens et culture. Effectivement, les poètes d'aujourd'hui ont littéralement pris d'assaut la place Gérald-Godin, en face du métro Mont-Royal entre le 23 septembre et le 2 octobre.
En cette année où Montréal est la capitale mondiale du livre (MCML), Le Grand Parcours, sens et culture intensifie son volet littéraire en saisissant le relais du Festival international de la littérature (FIL) pour souligner collectivement l’importance des mots dans la poésie de notre quotidien.
Le volet culturel de la programmation de la deuxième édition du Grand Parcours, sens et culture qui se déroule du 23 septembre au 2 octobre, s’enrichit en donnant une plus large place à la poésie, la littérature, aux livres et aux auteurs du Plateau Mont-Royal.
Le rituel poétique L’Appel des mots : dix jours, dix poètes, tous récipiendaires du Prix Émile-Nelligan. De François Charron, tout premier récipiendaire en 1979, à Kim Doré, dernière lauréate en 2004, les poètes envahissent l’espace urbain à la place Gérald-Godin, tous les jours au coucher du soleil. Un rituel qui marque la fin de la journée et dont de nombreux travailleurs sur le chemin du retour sont témoins, lors de leur passage sur la place Gérald-Godin. Selon le jour, l'heure de L'Appel des mots varie entre 17h48 et 17h33. (…)
(L’avenue du Mont-Royal, septembre 2005)
S'il y a un endroit au monde où l'on peut trouver des choses qui ne servent à rien, c'est bien sur le Web (et au magasin à une piasse). Mais comme le Web, c'est gratuit, on préfère surfer que magasiner!
Cette semaine, on vous emmène voir comment faire du feu avec des capotes, comment éviter une engueulade avec votre conjointe et tant d'autres choses fort utiles pour le commun des mortels. Un gros merci au site www.lecabinet.com pour son répertoire de liens!
Une capote qui fait des flammèches!
Oui, en camping, c'est fort pratique d'avoir des préservatifs sous la main. C'est si romantique de camper dans un site enchanteur, avec l'être aimé(e), qu'il vaut mieux être prêts : ouvre-bouteille (pour le vin), terrain isolé (pour ne pas déranger) et… capote. Mais saviez-vous que vous pouvez aussi compter sur l'ami Ramsès pour réchauffer vos crevettes? Cliquez sur le lien ci-dessous pour savoir comment!
http://www.primitiveways.com/fire_from_balloon.html
(L'avenue du Mont-Royal, le 27 septembre 2006)
Suite aux messages publicitaires télévisés du Gouvernement du Canada, j'ai décidé de faire ma part contre les Gaz à Effets de Serre (GES) et de commander la brochure "Relevez le défi d'une tonne" qui m'indiquera des moyens concrets pour réduire ma consommation de GES.
(…) Et voilà donc la question : si je ne peux réduire mes émissions de GES d'une tonne (puisque je n’ai pas de voiture), mon voisin devra-t-il réduire les siennes de deux pour qu'on arrive collectivement à nos fins?
Moins consommer tout court!
(…) Mais le message qui devrait passer en priorité devrait être de MOINS CONSOMMER tout court ! A-t-on vraiment besoin d'un 4x4 climatisé pour aller travailler ? A-t-on vraiment besoin de chauffer les 4 étages de notre demeure lorsque seulement deux personnes y habitent?
Le Guide nous conseille aussi quelques absurdités : en page 6 "Stationnez votre voiture à l'ombre afin qu'elle reste fraîche" (durant l'été pour éviter la climatisation). À quand remonte la dernière fois que vous avez eu le luxe de choisir votre espace de stationnement? Sûrement pas sur le Plateau (on prend ce qu'on trouve). Et quelle est la dernière fois où vous avez vu l'ombre d'un arbre dans un stationnement de centre d'achat? Bonne chance...
La consommation personnelle dure 24 heures
Le problème de ce fameux Guide et de cette stratégie du Gouvernement Canadien est qu'il s'adresse aux individus, dans leur consommation à la maison. Comme si un individu n'en devenait plus un lorsqu'il se retrouvait en entreprise. "Fais ton compost à la maison, mon gars, mais c'est pas grave si tu prends le 4x4 de la compagnie durant ton travail", semble sous-entendre cette stratégie. On utilise le dos des feuilles comme brouillons, mais on commande 3 fois trop de copies de nos imprimés corporatifs "parce que ça coûte presque le même prix".
On a beau nous spécifier que le Gouvernement a aussi demandé aux entreprises de faire leur part, mais on semble oublier que les entreprises sont entièrement constituées d'êtres humains, les mêmes qui vivent dans des maisons mal isolées et conduisent des voitures surconsommatrices d'essence. L'individu cesserait-il d'être intègre et consciencieux durant les sept ou huit heures qu'il passe sur son lieu de travail? hmmm, on touche peut-être à quelque chose de ce côté...
(L'avenue du Mont-Royal, 2005)
Les premiers Noël avec un jeune enfant sont tout simplement merveilleux. Les parents redécouvrent l'esprit de mystère et de réjouissance pure qui les habitait lorsqu'ils étaient eux-mêmes tout petits. Le Père Noël renaît, la Fée des Étoiles aussi, et le mythique sapin effectue un retour dans la chaumière dès le début du mois de décembre ! Les jeunes parents sacrifient leur budget presque entièrement aux cadeaux offerts au nouveau bébé de la maison.
Mais voilà que plusieurs parents s'aperçoivent que leurs jeunes enfants ne s'amusent pas beaucoup avec leurs jouets, même plusieurs jours après Noël ! (…) Plusieurs théories et études ont été menées pour essayer de comprendre le phénomène.
Trop de choix, pas assez de concentration
(…) La surabondance des jouets dans la maison contribue aussi à déranger la concentration du bébé. En effet, le bébé, confronté à une multitude d'options joue un peu avec chaque jouet, mais ne se rend pas nécessairement au bout du potentiel éducatif du jouet. Une simple frustration à ne pas réussir l'objectif du jouet, comme la difficulté à faire rentrer des formes géométriques dans les trous correspondants, fera que l'enfant délaissera le jouet pour un autre, dont le but sera plus facile à accomplir. Le développement de l'enfant souffre ainsi dans cette tendance à la facilité, qui tend à l'amener vers un comportement colérique dès les premières frustrations. Bébé n'y arrive pas, donc bébé se fâche. Une récente étude de l'Université de Montréal abonde en ce sens (lire l’article complet).
Les parents ne rendent pas service à leurs enfants
Francine Ferland, ergothérapeute et professeure à l'École de réadaptation, est l'auteure de l'étude Et si on jouait? Le jeu chez l'enfant de la naissance à six ans, estime que nous ne rendons pas service à nos bambins quand nous transformons leur chambre en magasin de jouets. «L'enfant peut s'imaginer que c'est un signe de l'amour qu'on lui porte, signale Mme Ferland. Il finira alors par penser que tous ces beaux joujoux sont un dû et il risque de ne jamais être satisfait.» (…)
(L'avenue du Mont-Royal, janvier 2005)